À Lons-le-Saunier, un peu plus de 800 personnes ont défilé. Ailleurs dans le département, plusieurs mobilisations ont également exprimé une volonté commune de défendre les droits sociaux, les services publics et la justice climatique.
À Saint-Claude, la mobilisation a rassemblé entre 200 et 250 personnes dans la matinée. Plusieurs organisations et collectifs ont pris la parole : Sud-CT, la CGT, les Soulèvements de la Terre Haut-Jura, La France insoumise, le comité de défense de la ligne ferroviaire Andelot–La Cluse et le comité de soutien à la Palestine. Un message de soutien à la presse locale a également été adressé, tandis qu’un tract du comité de soutien au centre hospitalier a été diffusé.
La mobilisation s’est déroulée dans une ambiance dynamique et conviviale. La répétition des slogans, joyeuse et ludique, ainsi que l’intervention des Rosies, toujours aussi entraînantes et motivantes, ont contribué à donner du rythme au rassemblement, même sans répétition préalable. L’atelier pancartes, apprécié, devrait être reconduit lors d’une prochaine mobilisation.
À Ranchot, une dizaine de manifestant·es étaient présent.es.
À Champagnole, une quarantaine de personnes se sont réunies à 10 heures devant la mairie, puis à 10 h 30 devant le Leclerc.
À Arbois, la mobilisation a commencé dès 7 h 30 sur le rond-point. Les militant·es ont reçu un accueil chaleureux de la part des automobilistes. Au total, 80 personnes se sont mobilisées au cours de la journée, avant qu’une quarantaine de participant·es ne se retrouvent en assemblée générale le soir.
Au-delà de la hausse des prix, ces rassemblements ont porté une volonté de convergence des luttes. Les participant·es ont dénoncé les revenus indignes, la destruction des services publics, la répression policière et l’inaction climatique. Ils et elles ont également affirmé leur soutien aux lycéen·nes, aux étudiant·es, aux retraité·es et aux populations victimes des guerres.
Derrière ces revendications, une même colère s’exprime contre la dégradation des conditions de vie et les choix politiques du gouvernement. Les manifestant·es ont notamment exprimé leur souhait de voir s’achever le quinquennat d’Emmanuel Macron.
Une mobilisation appelée à se poursuivreDe Lons-le-Saunier à Saint-Claude, en passant par les autres villes jurassiennes, les manifestant·es ont exprimé une même détermination à poursuivre la lutte contre la vie chère. Au-delà de la question du pouvoir d’achat, les rassemblements ont mis en avant des revendications qui touchent directement au quotidien : pouvoir vivre dignement de son travail ou de sa retraite, accéder à des services publics de proximité et faire de la justice sociale et climatique une priorité.
À Saint-Claude, la diversité des organisations et des collectifs représentés a illustré cette volonté de convergence. La défense de l’hôpital public et de la ligne ferroviaire Andelot–La Cluse, le soutien à la Palestine et à la presse locale ont élargi les revendications au-delà de la seule question des prix. L’ambiance conviviale, les slogans repris collectivement et l’intervention des Rosies ont également montré l’importance des moments de partage et de mobilisation dans la construction d’un mouvement durable.
À Arbois, la présence dès le début de la matinée sur un rond-point, les échanges chaleureux avec les automobilistes et la tenue d’une assemblée générale le soir témoignent, eux aussi, d’une volonté de faire vivre la mobilisation au-delà du seul rassemblement.
Face à des difficultés qui se cumulent, les participant·es défendent l’idée que les réponses ne peuvent être uniquement individuelles, mais doivent passer par des revendications collectives et une mobilisation durable.
Reste désormais à transformer cette colère en rapport de force. Dans le Jura comme ailleurs, les manifestant·es entendent maintenir la pression pour obtenir des réponses concrètes et défendre des conditions de vie dignes pour toutes et tous.
Prochains rendez-vous:
- gilets jaunes, samedis 24 et 31 octobre;
- intersyndicale, jeudi 5 novembre.