Intersyndicale, militant·es politiques, associatifs, Gilets jaunes et citoyen·nes ont rejoint le cortège, qui s’est dirigé vers la préfecture avant de poursuivre jusqu’au rond-point de Perrigny.
« On en a marre ! », « Taxer les riches », « La jeunesse emmerde le Rassemblement national » : les slogans ont accompagné la marche. Les revendications ont porté sur les salaires, les retraites, l’école, la santé, le pouvoir d’achat, mais aussi sur les choix politiques et les libertés.
Devant la préfecture, le cortège a marqué un arrêt. Des crieureuses ont alors fait entendre les phrases écrites par les manifestant·es sur des billets : « Parcoursup suppression », « Macron destitution ». D’autres mots d’ordre ont retenti tout au long du parcours, parmi lesquels le chant « À bas l’État policier ». Une pancarte proclamait : « Quand nos polissons ont des idées, l’État envoie la police ».
Mettre les revendications dans la rue, faire entendre celles et ceux qu’on écoute trop peu, affirmer sa solidarité avec les luttes en cours : la manifestation a réuni des personnes et des organisations aux parcours différents, sans réduire leurs combats à une seule question. Défendre les salaires, les services publics, les retraites, l’accès à l’éducation et à la santé, contester la concentration des richesses ou combattre l’extrême droite : autant de raisons de se retrouver et de manifester ensemble.

La journée du 17 octobre s’inscrit dans la continuité de ces mobilisations. Pour les manifestant·es, il ne s’agit pas d’en rester à une journée de rassemblement, mais de faire vivre les revendications, de soutenir celles et ceux qui luttent et de continuer à occuper l’espace public pour les faire avancer.