Peut-être que notre 1er travail syndical serait de la réinscrire dans notre imaginaire collectif, de la re-penser comme enfant, héritière de la Commune de Paris, pilier de « La Sociale », au sens de véritable République Sociale : la mise en commun des intérêts collectifs qui répondent aux besoins fondamentaux.
Peut-être que le 2ème travail serait de la penser comme une arme contre le capitalisme, avec ses 2 axes : les richesses produites par le travail au service du bien commun et par contre- coup, la question de la démocratie, celle de sa gestion directe par les travailleur-es.
La concernant, ces 3 points devraient nous inviter à repasser à l’offensive. Dans notre histoire sociale, nous n’avons jamais rien gagné en défense. Et ce ne sont pas les perspectives qui manquent, la question est plutôt de comment les fédérer pour en construire une force.
Nos repères revendicatifs portent sur la Sécurité Sociale intégrale, c’est à dire est le projet de refonte globale de la protection sociale visant à prendre en charge à 100 % toutes les dépenses de santé par le régime général
Alternative Mutualiste est sur le même champ : la vraie mutuelle, c’est la Sécurité sociale. Si on les intégrait dans la Sécu, cela reviendrait à 5 euros par assuré-e…. De quoi repousser les requins de la finance !
D’autres interconnexions peuvent être réalisées, par exemple avec l’exigence de sécurité alimentaire (le droit à une alimentation saine liée au besoin d’une production respectueuse de l’environnement, toujours avec gestion démocratique). On peut le penser aussi pour le logement, la presse… Bref, de quoi construire un vrai projet de société !